Pelotonné au creux de ses hautes falaises de craie blanche, le port d'Étretat reste jusqu'au milieu du XIXè siècle très difficile d'accès. D'où son attrait pour les paysagistes en quête d'authenticité. Isabey est le premier, dès les années 1820, à découvrir cet endroit pittoresque. Monet passe tout l'hiver 1868 à Etretat, peignant La porte d'aval par gros temps et un splendide paysage de neige, La pie. Son ami Courbet réalise sa célèbre série de vagues, appréhendées pour la première fois comme un motif en soi. Maupassant, qui les regarde travailler sur le motif, défend avec passion « tous ceux qui poursuivent la vérité jusqu'ici inaperçue ». Dans les années 1880, Monet revient souvent à Etretat, logeant à l'Hôtel Blanquet, d'où il peint quelques uns de ses chefs d'œuvre... Caillebotte peint le père Magloire sur la route d'Etretat et Boudin, au soir de sa vie, produit des oeuvres en tout point lumineuses.
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